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L'A-Dieu ?

illustration de Fanny

à Jo 

Soudain ton cœur affolé, le souffle qui s'affaiblit,

Puis le silence… croisant la vie qui s'enfuit,

Ton corps séparé de son âme subitement

La regarde s'éloigner, happée par le néant.

Je n'ai de cesse de contempler ton visage,

Cherchant à le graver tel un dernier message.

Mes pensées se fracassent, mes sentiments se heurtent,

Tétanisant mes cris et pétrifiant mes pleurs.

Pourquoi ton départ ? Quelle en est la raison ?

A qui me confronter face à cette décision ?

Et ce vent de révolte qui se lève en moi,

Ce sentiment d'avoir été trahie pourquoi ?

Oh mon ami, que n'ai-je été plus présente

Essayant avec toi d'émietter tes souffrances !

Mais l'homme est ainsi fait

Se nourrissant de regrets

Après avoir laissé

Le vide s'installer

Qui d'autre que toi pourra-t-il cheminer

Sur le sentier mitoyen de notre passé ?

Qui mieux que toi me donnait l'impression

Que le mot amitié n'est pas un vain nom ?

Toi seul savait comment cueillir mes confidences

Et les garder secrètes au fond de tes silences.

Tout mon être s'oppose à ton départ subit

Et mon chagrin explose en cascade de pluie.

Il me faudra pourtant accepter ton absence,

La disparition de ton corps par l'envol de tes cendres.

J'irai puiser en toi de très beaux souvenirs

Certaine d'avoir encore beaucoup trop à te dire.

Mais une relation, intense en amitié,

De son vivant reste toujours inachevée…

 

 

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